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Le toucher nous rend vivant

Parfois, quand je me balade dans ma tête, quand je me tracasse, que je réfléchis à plein de choses, je perds tout contact avec mon corps. Tu sais ce moment où j'ai passé 3h sur mon pc à travailler, je redresse ma tête les yeux un peu rougit, j'ai oublié d'aller faire pipi et de boire, je me mets en mouvement difficilement. Dans ces mouvements automatiques, je continue d'avancer et si je croise quelqu'un, je ne me rends même pas compte qu'il/elle me sourit. Ces moments-là sont des signaux d'alarme d'un déséquilibre, d'un oubli de prendre soin d'une part de mes besoins. Ces besoins de mon corps sont aussi à écouter pour que tout mon être fonctionne au mieux. Même si ce n'est pas "rentable" de prendre soin de mon corps - bien que je sois plus efficace après - c'est une nécessité dans mon quotidien.


En tant qu'êtres vivants, nous sommes soumis aux lois de l'équilibre qui est constamment en mouvement (homéostasie). Nous sommes fait.e.s pour alterner les moments d'activité et les moments de repos, les moments dans la tête et ceux dans le corps, les moments seuls et ceux avec d'autres. Ce ne sont que des exemples parmi des milliers d'équilibres possible. Chacun.e aura besoin de choses différentes et à différentes doses. Prendre conscience de ces besoins est un premier pas sur le chemin de leur intégration dans le quotidien.


Dans notre société, nous avons tendance à valoriser le travail intellectuel, les grands idées, la pensée, la logique... Utiliser nos corps, nos émotions, la poésie du mouvement, la puissance des muscles est souvent relayé au second plan. Ces humains sont alors souvent en carence de mouvement et de contact physique. Hors ils sont nécessaire à notre bien-être et notre évolution personnelle.


"Nous manquons de contact physique, pourtant nécessaire à notre équilibre global. La proximité nous aide, entre autres, à nous sentir vivants - vivants, nous le sommes, mais éprouver cette vie en nous, y être relié et en être conscient est différent. Le contact fait de nous des êtres incarnés, reconnus, appartenant à ce grand tout que forme ľhumanité. Il contribue à nous donner une place. Il suffit de regarder comment nos plus proches cousins se comportent. Les primates sont tactiles, ils s'expriment en grande partie par le toucher et par le corps. L'isolement dans lequel nous vivons nous est néfaste. Le toucher est un agent de la croissance et de lien." - TANTRA, intimité au masculin par Aliam Karim Rizzi

De plus en plus de personnes sont en manque de tendresse, de câlins. Et ils frissonnent au contact d'une simple main posée sur l'épaule, d'un frôlement imprévu. Ou ils deviennent phobique de ce contact, de cette proximité de peur de l'autre, l'inconnu, les maladies... Les salons de massage se remplissent, le taux de stress augmente, les changements drastiques de vie s'opèrent. Tout cela pourrait peut-être se faire avec plus de douceur et de fluidité si l'humanité nourrissait ce besoin de contact physique. Notre système nerveux s'apaise lorsqu'une main se pose sur nous. C'est simple, efficace et présent constamment. Et il n'est pas nécessaire d'avoir un.e amoureux.se pour répondre à ce besoin ou de leur faire porter tout ce poids. Offrons-nous à chaque instant l'opportunité de vivre la tendresse d'un toucher conscient et bienveillant. Le toucher nous rend vivant.


Le toucher  nous rend vivant

Lorsque nous nous perdons dans nos têtes, lorsque nous ne sentons plus l'autre qui nous touche, arrêtons tout. Il est temps de mettre de côté nos écrans, nos agendas, nos obligations, nos "il faut". Arrêtons tout et offrons-nous un temps dans le corps. Une technique efficace est de mettre de la force dans le toucher, serrer les muscles, serrer les mains (sans faire mal) pour que la personne sente son corps, ses contours, sa densité, son épaisseur. En fonction des possibilités, faites le tour de tout le corps de l'autre de cette façon pour donner une sensation à ce relief, réveiller les différentes parties du corps. Une fois que c'est fait, mettons notre corps en mouvement par nous-même par des gestes spontanés en écoutant ce que notre corps souhaite.


Et puis pour éviter de tomber dans ces extrême, offrez-vous des temps de contact physique et de mouvement régulièrement.








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